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Expérience de la contre-culture Punk Hardcore
Expérience de la contre-culture Punk Hardcore
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Combust – Another Life

Combust_Another Life

Retournons encore à New York, l’un des fiefs du Punk Hardcore et en particulier du Crossover Thrash. Une histoire légendaire débutée dans les années 1980 avec l’arrivée des Bad Brains, puis développée par Cro-Mags, Agnostic Front, Crumbsuckers, Leeway et consorts jusqu’à encore aujourd’hui.

Justement, la nouvelle génération compte parmi ses rangs pléthore de groupes que j’affectionne tant, dont EKULU, Mindforce, Perfect World et bien sûr Combust  à qui est dédiée cette chronique. Depuis leurs débuts en 2017, les new yorkais n’ont cessé de m’épater disque après disque, à tel point que j’avais élu leur The Void meilleur EP de l’année 2019 !

Après trois ans d’attente interminable, Combust nous offre son tout premier album et alerte au spoiler, Another Life est un CHEF D’OEUVRE absolu !! La séduction opère d’emblée avec son fantastique artwork signé Chad Koeplinger, tatoueur de son métier qui par ses crânes et visages au style unique lui confère une vibe originale.

Puis vient l’heure du coup de foudre sur le plan musical, avec ses onze pièces 100% Crossover Thrash, idéalement équilibrées entre Hardcore et Thrash, les influences étant à rechercher (une fois n’est pas coutume) du côté de Killing Time, Outbust et les premiers Madball. Amateurs de compositions de qualité alliant férocité et intensité, richesse et musicalité, vos attentes seront comblées et largement dépassées !!!

Oui l’art NYHC est maîtrisé sur le bout des doigts, la technique instrumentale impressionnante, la performance vocale d’Andrew Vacante stellaire et le tout est magnifié par une production des plus magistrales ! Bravo d’ailleurs au talentueux Connor Jones qui se cache derrière, en plus d’être aussi l’un des cofondateurs du jeune label Cash Only Records (avec ses colistiers de EKULU et Illusion) qui édite le disque.

Dans ce flot de maturité musicale, je me délecte tout particulièrement de The Big Game et Why I Hate qui affichent un groove indécent comme seule la Grande Pomme en a le secret. Devil In Me a aussi de quoi envoyer l’auditeur en orbite par sa vitesse et son breakdown sur lequel se posent de puissants gang-vocals. Enfin, Another Life, Another Fool (issu de la démo) et The Lines Are Drawn captivent immédiatement avec leur classe, leurs dimensions épique et surtout mélodique jusque-là assez inhabituelle chez les new-yorkais.

Pour conclure, Combust signe un retour souverain avec une œuvre qui l’est tout autant. New-York Thrash au sommet !!