Descendents – 9th & Walnut

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Après le grand retour sur disque des légendaires californiens Stäläg 13 en 2021, au tour d’un autre monstre sacré du Punk Hardcore californien : les Descendents, formés dans le quartier South Bay de Los Angeles en 1978 par le bassiste Tony Lombardo, le batteur Bill Stevenson et le guitariste Frank Navetta puis rejoints par le chanteur Milo Aukerman en 1980…tout cela ne nous rajeunit pas !

Pour rappel ou information, avec ses contemporains de Bad Religion ou encore Youth Brigade, les Descendents ont été l’un des pionniers du Punk Hardcore mélodique, mariant l’intensité, la rapidité et la hargne du Hardcore avec les mélodies Pop et Surf Rock des années 1960. Leur (premier) album Milo Goes To College sorti en 1982 est la meilleure vitrine de tout leur talent et vision, ayant transformé à tout jamais leur avenir et créé une vocation chez tant d’autres.

Depuis, le combo a opéré quelques changements de line-up au milieu des années 1980, a poursuivi l’aventure avec six albums davantage Pop-Surf-Punk Rock lui valant un indéniable succès commercial et a aussi hélas été endeuillé par le décès de Frank Navetta en 2008 (R.I.P.).

L’église étant remise au milieu du village, découvrons à présent leur nouvel album qui fait suite à Hypercaffium Spazzinate (2016). Alors qu’est-ce-que 9th & Walnut ? Un garage dans un angle de rues, là où les Descendents ont réalisé leurs premières compositions et répétitions. C’est aussi à présent un recueil de chansons inédites et écrites par les Descendents entre 1977 et 1980, avant même leur excellent Fat EP (1981), puis enregistrées en 2002 par les quatre membres d’origine.

Une vraie pièce historique relatant leurs origines Punk et rendue au monde plus de quarante ans après grâce à l’indéboulonnable label Epitaph (Brett Gurewitz, guitariste de Bad Religion) ! Dix-huit chansons tout de même, déroulées à vitesse grand V en vingt-cinq minutes sur lesquelles les Descendents renouent avec leurs origines Hardcore, leur légèreté et leur candeur des débuts !!

Une très bonne nouvelle pour ceux qui trouvent leurs productions ultérieures trop fades et molles. Tous les ingrédients du succès des débuts se retrouvent ici : les rythmes de Surf hyper-caféinés de Stevenson ; la basse créative de Lombardo ; les attaques guitaristiques énervées de Navetta ; le chant passionné et singulier d’Aukerman, adolescent amoureux maladif dont les paroles sont centrées sur l’attention de la gente féminine, l’amour non-réciproque et la peur du rejet ; et bien entendu toujours les somptueuses mélodies et harmonies !

Parmi les compositions qui tabassent le plus, sortent du lot : la première charge, Sailor’s Choice écrite par Navetta et dont les riffs acérés sont implacables ; Lullaby ouvrant sur un roulement de caisse claire et jouée pied au plancher pendant une minute ; Baby Doncha Know et Yore Disgusting qui laissent éclater toute la rancœur et l’angoisse de Navetta.

A l’opposé, les titres les plus doux : Tired Of Being Tired écrite par Lombardo, associant à merveille jeu de basse et chant mielleux ; Mohicans, vintage à souhait et qui rappelle le meilleur du Punk New Wave ; To Remember, balade sentimentale proposée par Navetta et dont le sens de la mélodie ne peut que vous dresser les poils ; Glad All Over, reprise du groupe de Rock anglais Dave Clark Five et sur laquelle un superbe traitement a été effectué.

Entre les deux, les chansons équilibrées, véritable marque de fabrique du groupe : les très dansantes You Make Me Sick et Like The I Know avec leurs refrains entêtants ; Nightage, définitivement le tube de cette album, et qui aurait très bien pu se retrouver sur Milo Goes To College tant elle est parfaite ; It’s A Hectic World et Ride The Wild, pas vraiment inédites car toutes deux constituaient le premier single sorti en 1980 et qui reçoivent ici un coup de fouet des plus réussis.

En conclusion, quelle belle idée des Descendents de proposer cet album d’inédits ! Une délicieuse madeleine de Proust pour les fans, le moyen idéal de découvrir le groupe pour les autres, et au final le meilleur hommage qui se doit à Monsieur Frank Navetta !!

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