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Expérience de la contre-culture Punk Hardcore
Expérience de la contre-culture Punk Hardcore
Expérience de la contre-culture Punk Hardcore

Les meilleurs albums Punk Hardcore du Canada

Il y avait peu de raisons pour que le Punk Hardcore américain s'aventure dans le Nord-Ouest Pacifique. Pourtant l'ennui incroyable qui y régnait a favorisé l'émergence de quelques bons groupes à Seattle et Portland (Poison Idea, The Fartz...) jusqu'à atteindre la province Colombie-Britannique puis conquérir tout le Canada. Découvrez les premiers groupes et disques qui ont diffusé le Hardcore au Canada !
Canada_Punk Hardcore
Punk Hardcore canadien

1. D.O.A. – Hardcore 81 (1981)

L’histoire de D.O.A. a débuté à Vancouver à l’été 1978 à l’initiative du guitariste / chanteur Joey « Shithead » Keighley et du batteur Charles « Chuck Biscuits » Montgomery, après la débâcle de leur groupe The Skulls.

D.O.A. a sorti quelques EP et un premier disque sur le label Sudden Death, d’ailleurs la propriété de Joey Shithead, avec le son bien Punk Rock mélodique typique de la période. Leurs débuts étaient fantastiques du fait d’une dimension très politisée « gauche anarchiste » et des prestations scéniques engagées : imaginez l’armoire à glace Shithead buvant et pissant sur scène, Biscuits faisant tournoyer ses baguettes et le bassiste Randall « Rampage » Desmond Archibald ayant toute l’étoffe d’une star !

Il y avait d’ailleurs une rivalité amusante avec leurs voisins des The Suhumans qui comptaient dans ses rangs d’anciens The Skulls ! Mais D.O.A. était d’un tout autre niveau, leur permettant d’accéder à des tournées fracassantes aux quatre coins des Etats-Unis.

S’en est suivi leur deuxième album Hardcore ’81, qui affiche un style musical un peu plus rapide, puissant et dynamique que ses prédécesseurs, faisant ainsi écho au mouvement Hardcore américain alors en pleine ébullition. Non ses treize titres n’atteignent pas le niveau d’intensité et de hargne des créations de leurs contemporains américains, mais il n’en demeure pas moins que Hardcore ’81 est un album essentiel qui a posé les bases et impulsé le mouvement Hardcore au Canada !

D.O.A. est encore et toujours en activité de nos jours, fort d’une longue discographie avec comme seul fil conducteur Shithead, le Punk Rock et le slogan « la parole sans l’action ne vaut rien ».

Meilleurs titres : D.O.A., Slumlord, I Don’t Give A Shit, M.C.T.F.D., Fucked Up Baby, My Old Man’s A Bum/Bloodsucker Baby, Waiting For You.

 

2. SNFU – …And No One Else Wanted to Play (1985)

SNFU s’est formé en 1981 à Edmonton autour du trio Ken « Mr. Chi Pig » Chinn et des jumeaux Brent et Marc Belke. Adolescents amis et déjà à l’origine des groupes Live Sex Shows et Society’s No Fucking Use, ils partageaient un amour profond pour le skateboard et le Punk Rock.

Après plusieurs titres apparus sur les compilations de l’époque (It Came From Inner Space, Something To Believe In) et des prestations scéniques maniaques aux côtés des Dead Kennedys, Youth Brigade, etc., le label BYO Records des frères Stern a proposé à SNFU de leur financer leur premier album. De là est né …And No One Else Wanted to Play, particulièrement apprécié par la communauté Hardcore internationale.

Rien de plus normal pour plusieurs raisons : d’un côté SNFU se démarque en associant les habituelles rage et rébellion à un humour bien noir et un esprit tordu ; de l’autre, il est musicalement l’un des plus Hardcore de cette vague canadienne par son énergie et sa puissance communicatrices, et l’un des plus évolués par ses touches mélodiques qui le rendent mémorables.

Malgré ses évolutions musicales, ses hiatus et autres changements de line-up, SNFU a vécu jusqu’en 2020, année du décès de Chi Pi à l’âge de 57 ans. RIP.

Meilleurs titres : Broken Toy, Money Matters, I’m Real Scared, Cannibal Cafe, Misfortune, The Gravedigger, Get Off Your Ass, This Is The End.


Au delà de ces groupes et albums légendaires du Canada, d’autres ont également participé à l’émergence du Punk Hardcore :

  • Dayglow Abortions et son album Out Of The Womb (1981)
  • Youth Youth Youth avec l’EP Sin (1983)
  • Chronic Submission et son Empty Heads Poison Darts (1984)
  • Stretch Marks avec What D’Ya See (1984)